Marianne Reux, cheffe de service aux mandats provinciaux, développement et valorisation de l'expertise en autisme, situations complexes, multiproblématiques et troubles graves du comportement (CEF-TC, RNETSA et SQETGC), et Tung Tran, directeur général à la Direction générale santé mentale, dépendance, neurodiversité et déficience physique de Santé Québec, accueilleront les participants et participantes avant de donner le coup d’envoi du 24e colloque en TGC.
Fondatrice et directrice du Centre professionnel Alter-Natives
Diplômée de deux maîtrises de l’Université Libre de Bruxelles, en Belgique, puis d’un doctorat au Département de psychologie de l’Université de Montréal au Canada, Régine Tardieu-Bertheau compte 30 ans d’expérience dans le domaine de la psychologie.
Psychologue clinicienne en privé, superviseure de stage clinique à l’Université de Montréal et formatrice, elle aime faire connaître l’approche transculturelle non seulement comme une approche thérapeutique, mais aussi comme une philosophie de vie. Le regard holistique et culturel permet de comprendre et d’aider adéquatement les personnes dans la complexité de leurs vécus, de leur compréhension de la maladie et de leur vision du monde, et ceci quelle que soit leur origine ethnique.
Le Centre professionnel Alter-Natives offre des services de qualité en santé mentale en utilisant une approche transculturelle, holistique et inclusive. Sa force se situe dans l’excellence de son équipe multidisciplinaire, multiethnique et multilingue, et de son engagement pour les communautés ethnoculturelles au Québec et au Canada.
Psychologue
Arlene Laliberté est Anishenabekwe (femme algonquine) du Témiscamingue. Après l’obtention de son doctorat en psychologie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), elle a fait un postdoctorat auprès de communautés autochtones de l’Australie, pendant lequel elle a poursuivi, entre autres, l’étude du suicide tel que vécu par les membres de ces communautés. Arlene est membre de l’Ordre des psychologues du Québec (OPQ) et pratique en clinique privée en milieux autochtones depuis 2013.
Formée à l’approche orientée vers les solutions et aux interventions basées sur la pleine conscience, Arlene intervient de façon culturellement sensible et toujours dans une perspective d’augmentation du pouvoir d’agir. Elle voit les clientèles adolescentes et adultes, les couples et les familles. Elle fait également des interventions de groupe et anime des ateliers de promotion de la santé mentale et du bien-être. Elle offre des formations afin de promouvoir le développement des capacités et favoriser la réconciliation entre les Peuples autochtones et non autochtones.
Psychologue, OPQ
Fanel Benjamin est psychologue, spécialiste des troubles développementaux et des apprentissages. Parallèlement, il est formé à la thérapie de couple, enrichissant ainsi son expertise. Il a eu l’occasion de travailler avec diverses clientèles, allant de l’enfance à l’adulte, neurotypiques ou neurodivergentes. Ces expériences l’ont profondément marqué et lui ont permis de développer une compréhension fine des besoins spécifiques de chaque individu.
Né à Port-au-Prince, en Haïti, il possède un parcours académique et professionnel riche, marqué par une quête continue de diversité et de développement personnel. Titulaire d’un baccalauréat en biologie obtenu en Haïti, il a élargi ses horizons en poursuivant des études en psychologie dans trois pays différents : Haïti, France et Québec. Cette expérience internationale lui a permis de cultiver une approche diversifiée et globale dans ses interventions.
Au-delà de sa pratique clinique, Fanel Benjamin a consacré une part importante de sa carrière à des projets communautaires et associatifs. En Haïti, il a parcouru tout le pays, menant des initiatives de prévention en santé sexuelle et reproductive ainsi qu’en santé mentale. Il a également contribué à plusieurs projets en France et au Québec, où il a collaboré avec diverses organisations locales et communautaires. Son engagement démontre sa volonté de contribuer activement au bien-être des communautés, en particulier celles en situation de vulnérabilité.
Le contexte québécois des soins est marqué à la fois par une diversité culturelle croissante et par des engagements visant l’équité d’accès aux services, notamment à travers les Principes de Joyce pour les peuples autochtones. Dans ce contexte, les équipes cliniques appelées à intervenir auprès de personnes autistes ou présentant une déficience intellectuelle (DI) ou une déficience physique (DP) en situation de trouble grave du comportement (TGC) peuvent rencontrer des défis lorsqu’il s’agit d’intégrer les dimensions culturelles à leur analyse multimodale. En effet, les représentations de la santé, du handicap, de la maladie ou de l’intervention peuvent varier de manière importante selon les référents culturels des personnes et de leurs familles.
Cette conférence s’adresse aux intervenants et intervenantes, aux professionnels et professionnelles ainsi qu’aux gestionnaires du milieu de la santé et des services sociaux œuvrant auprès de personnes issues de l’immigration récente, de communautés ethnoculturelles ou de communautés autochtones, au sein d’équipes tout aussi diversifiées. Elle vise à susciter chez les participants et participantes le réflexe d’intégrer l’approche transculturelle à leur pratique, afin de mieux comprendre les perceptions entourant les difficultés de santé physique et mentale, ainsi que les dynamiques relationnelles pouvant influencer la collaboration clinique.
Les quatre psychologues spécialisés en approche transculturelle mettront également, lors de leur présentation, l’accent sur la conscience réflexive des intervenants et intervenantes, en plus de présenter des pistes d’intervention favorisant des pratiques culturellement appropriées, illustrées à partir d’une étude de cas.
Orthophoniste
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Orthophoniste
CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal
Cette présentation mettra en lumière la modélisation comme pratique centrale pour soutenir l’apprentissage et l’utilisation d’outils de communication auprès des personnes présentant un TGC. Comme l’expression des besoins dépend d’une compréhension partagée, la modélisation devient un outil clé : simple, cohérent et capable de soutenir l’usager ou l’usagère pour mieux communiquer.
Les présentatrices aborderont les principes clés de la modélisation, son rôle dans l’acquisition d’un outil de communication et les conditions favorisant son utilisation optimale. Seront évoquées : l’importance d’évaluer la disponibilité de l’usager ou de l’usagère, l’analyse du contexte et de l’intention de communication, la reformulation et l’utilisation des outils de communication comme moyen de validation. Une attention particulière sera portée à l’établissement d’un processus d’intervention cohérent, partagé et reproductible entre les différents intervenants et intervenantes.
Cette présentation permettra d’outiller les éducateurs et éducatrices ainsi que les professionnels et professionnelles de la santé afin de renforcer leurs pratiques, d’améliorer la participation communicationnelle des usagers et usagères en plus, ultimement, de contribuer à une meilleure qualité de vie en contexte TGC.
Éducatrice spécialisée
CISSS des Laurentides
Spécialiste aux activités cliniques et coordonnatrice professionnelle
CISSS des Laurentides
Cette étude de cas, portant sur l’expérience d’une usagère présentant un syndrome de Guillain-Barré ainsi que plusieurs diagnostics concomitants, mettra en lumière les défis associés à la mise en œuvre de la réadaptation comportementale en unité de soins. Dans ce contexte aux réalités cliniques et organisationnelles distinctes, il devient en effet nécessaire d’arrimer des approches et des modes de fonctionnement parfois divergents.
La manière dont les liens de collaboration ont été développés avec l’unité de réadaptation fonctionnelle intensive (URFI) afin de soutenir une approche concertée sera donc illustrée. Les composantes du plan de traitement en DP-TGC seront également précisées, en lien avec l’utilisation de différents outils cliniques, tels que l’ECO et l’IMPAC, le PAMTGC, le Plan de transition, etc.
Au final, la démarche a permis de recentrer l’usagère présentant des comportements problématiques au cœur des décisions la concernant, tout en favorisant la reprise de pouvoir sur sa trajectoire de réadaptation tant sur le plan physique que comportemental.
* Une participation des intervenants et intervenantes du milieu de soins est envisagée, que ce soit en direct, par vidéo ou à partir de citations provenant d’une entrevue.
1. L’expérience unique et complexe de grandir avec un frère ou une sœur présentant des troubles graves du comportement en contexte de trouble du développement : une étude basée sur le trauma
Psychologue
Travaux réalisés lors d’études de doctorat à Université du Québec à Montréal
13 h à 13 h 40
Les frères et sœurs d’enfants présentant un trouble du développement (TD) et des TGC évoluent dans un contexte familial unique et souvent exigeant, susceptible d’influencer leur développement. Malgré l’intérêt croissant pour l’expérience des fratries, peu d’études se sont penchées sur leur vécu dans une perspective développementale et potentiellement traumatique, en tenant compte des répercussions à l’enfance et à l’âge adulte.
L’étude évoquée dans cet atelier vise donc à documenter l’expérience passée et actuelle d’adultes ayant grandi avec un frère ou une sœur présentant un TD et des TGC. Pour ce faire, des entrevues qualitatives ont été réalisées auprès de 11 frères et sœurs adultes. L’analyse met en lumière une expérience notamment marquée par des responsabilités accrues, une vigilance constante et des impacts émotionnels durables, mais également par le développement de compétences adaptatives et d’un sentiment de maturité. Ces résultats soulignent l’importance de reconnaître les besoins spécifiques de cette population et d’offrir un soutien adapté aux fratries.
2. Expérience des personnes intervenantes œuvrant auprès de la clientèle DI-TSA TGC
Étudiante à la maîtrise en travail social
Université du Québec en Outaouais
13 h 40 à 14 h 20
Les TGC ont un effet notable sur les professionnels et professionnelles ainsi que sur les établissements offrant des services aux usagers et usagères (Tassé et al., 2010). En effet, les défis rencontrés par ceux et celles qui travaillent avec des personnes autistes ont été identifiés comme source de stress pouvant conduire à un épuisement professionnel (Billingsley, 2024; Castro Soto, 2000; Coman et al., 2013; Kelly et Barnes-Holmes, 2013; Valenti et al., 2014; Winiewski et Gargiulo, 1997, cité dans Cappe et al., 2015).
En raison des difficultés liées à leur poste, les intervenants et intervenantes soulignent des niveaux élevés de stress et d’épuisement, ainsi que des niveaux faibles de satisfaction et de sentiment de réussite dans leur travail (Griffiths, Barbakou et Hastings, 2014; Hurt et al., 2013; Jennett, Harris et Mesiboy, 2003, cité dans Kazemi et al., 2015, p. 107).
Il s’agit d’un enjeu de grande importance en raison de ses répercussions pouvant mener à des arrêts de travail, à des épisodes d’épuisement professionnel et à une dégradation de la qualité de vie, et ainsi contribuer à une pénurie de personnel (Fédération interprofessionnelle de la santé, 2016). C’est d’ailleurs le vécu des intervenants et intervenantes, dans le contexte singulier d’intervention auprès de personnes présentant un TGC, qui est étudié dans le cadre du projet évoqué dans cet atelier.
L’analyse qualitative des entrevues réalisées à l’aide du logiciel NVivo a permis de mettre en lumière le vécu des personnes intervenantes travaillant auprès de la clientèle DI-TSA et TGC, les stratégies qu’elles déploient ainsi que des pistes de recommandations visant à mieux les soutenir dans leur pratique. Trois grands termes se dégagent de cette analyse : l’expérience des personnes intervenantes œuvrant auprès de la clientèle DI-TSA et TGC, les stratégies qu’elles mettent en place ainsi que le soutien organisationnel, perçu comme insuffisant.
Le thème lié à l’expérience regroupe quelques sous-thèmes dont les caractéristiques de la population desservie, les comportements de nature agressive, les tâches prescrites vs non-prescrites, le rapport à l’autre dans le contexte de travail, le roulement de personnel, leur appréciation du travail auprès de cette population ainsi que les répercussions de la violence sur leur vécu. En ce qui concerne les stratégies que les professionnels mettent en place, on y trouve des stratégies individuelles telles que la méditation ou le sport pour se changer les idées, ainsi que des stratégies collectives qui consistent plutôt au soutien des collègues et aux programmes institutionnels tels que l’Intervention post-évènement critique (IPEC), l’équipe mobile d’intervention (ÉMI), le programme d’aide aux employés (PAE) ou encore l’équipe de troubles graves du comportement. Enfin, la dimension organisationnelle regroupe les contraintes organisationnelles qui entravent la qualité des conditions de travail et altèrent la qualité de services offerts. Aussi, les participants et participantes à l’étude formulent des recommandations intéressantes pour augmenter le soutien organisationnel.
Coordonnatrice du laboratoire ÉPAULARD
Université du Québec à Montréal
Gestionnaire
CISSS de la Montérégie-Ouest
Psychologue et conseillère en TGC
SQETGC
Les comportements problématiques peuvent apparaître fréquemment chez les enfants autistes ou présentant une déficience intellectuelle ou physique et constituent un facteur de risque majeur de développement ultérieur de TGC. Les approches de prévention secondaire visant à intervenir précocement sur ces comportements sont reconnues comme prometteuses, mais celles-ci ne sont toujours pas implantées de façon systématique dans les services publics au Québec. Les interventions sont souvent mises en place tardivement, lorsque les comportements sont déjà persistants et sévères, ce qui limite leur efficacité et alourdit les trajectoires de services. Il apparaît nécessaire de soutenir précocement les environnements sociaux de l’enfant afin de prévenir l’escalade et la cristallisation des comportements problématiques.
L’implantation du programme Prévenir-Enseigner-Renforcer (PER) a permis d’outiller parents, éducateurs et intervenants à partir d’outils concrets et structurants. Les résultats obtenus montrent une diminution des comportements problématiques ciblés, une meilleure cohérence des interventions entre les milieux et une forte validité sociale, soutenant la pertinence de l’utilisation du PER comme levier de prévention des TGC.
Cette présentation offrira un regard croisé sur le programme PER : ses fondements, les données issues des études québécoises et l’expérience d’acteurs et d’actrices-clés qui ont contribué à en faire un programme vivant, durable et autoportant au CISSS de la Montérégie-Ouest.
1. Quand processus de décontention rime avec collaboration interdisciplinaire et partenariat
Infirmière clinicienne
CISSS des Laurentides
Conseiller en prévention des risques professionnels
CISSS des Laurentides
Intervenant spécialisé en pacification et en sécurité ainsi que chef d’équipe
CISSS des Laurentides
Intervenant spécialisé en pacification et en sécurité
CISSS des Laurentides
Spécialiste en activités cliniques
CISSS des Laurentides
14 h 40 à 15 h 20
Cet atelier présentera l’expérience d’une équipe interdisciplinaire œuvrant sur une unité de soins et de réadaptation en TGC qui a dû sortir des sentiers battus pour répondre à une situation clinique particulièrement complexe. Confrontée à un usager présentant des comportements à haut risque, l’équipe a été appelée à revoir ses façons de faire afin d’assurer à la fois la qualité des interventions et la sécurité des intervenants et intervenantes.
Au départ, la situation a malheureusement entraîné plusieurs blessures au sein du personnel, ainsi qu’une plainte pour maltraitance, un refus de travail, une sortie médiatique et l’implication de la CNESST, révélant la nécessité d’une réflexion rapide et collective. Le développement d’un partenariat étroit entre l’équipe clinique, la famille et le service de santé et sécurité au travail a permis de coconstruire des stratégies d’intervention, des stratégies organisationnelles et des mesures de prévention adaptées.
La présentation mettra en lumière les apprentissages tirés de cette démarche de décontention progressive, de l’importance du dialogue interdisciplinaire et le rôle clé du partenariat avec la santé et la sécurité au travail pour soutenir des interventions sécuritaires et adaptées auprès d’une clientèle hautement complexe.
2. Plan d’action multimodal vulgarisé : quand comprendre devient un levier de collaboration
Psychoéducatrice et coordonnatrice professionnelle
CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal
Psychoéducatrice
CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal
Psychoéducatrice
CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal
15 h 20 à 16 h
Dans le cadre du programme des ressources d’assistance continue (RAC), certains enjeux clinico-administratifs se sont avérés être des obstacles importants à la transition des usagers vers des milieux de vie moins contraignants lorsque les comportements TGC ne sont plus présents. Ces enjeux ont amené le CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal à mieux définir et circonscrire ce qu'est un épisode TGC en RAC afin de permettre la continuité du parcours de réadaptation de l'usager en favorisant son intégration et sa participation sociale dans des milieux adaptés à sa nouvelle condition.
Un des obstacles identifiés est le refus des familles de voir leur enfant transiter vers un autre milieu d'hébergement lorsque leur situation ne requiert plus l'encadrement et l'intensité de services offert en RAC. Après réflexion, l’équipe en est arrivée à la conclusion que les familles ne sont pas impliquées autant qu'elles le devraient dans le processus de réadaptation de leur enfant en contexte TGC. Il est en effet constaté que les familles, même celles qui assistent aux rencontres de plan d'intervention et de suivi des interventions, ne comprennent pas la démarche en raison de la complexité du langage clinique et des outils utilisés. Afin de renforcer leur compréhension et leur participation active au processus de réadaptation, une version vulgarisée du Plan d’action multimodal (PAM) a été développée, conçue pour rendre la démarche clinique plus accessible.
Lors de cette présentation, ce document conçu comme un outil de collaboration pouvant être utilisé tant avec les familles qu’avec les responsables de ressources intermédiaires ou toute autre personne jugée pertinente sera exposé. Ce support vise à favoriser une compréhension commune du processus de réadaptation et à renforcer le partenariat autour de l’usager.
1. Faire vivre l’autodétermination et la participation sociale des résidents et des résidentes en ressource d’assistance continue : des débats d’équipe aux postures d’accompagnement
Doctorant en éducation (volet psychopédagogie)
Université de Montréal
14 h 40 à 15 h 20
Cette présentation s’appuiera sur les résultats d’une recherche qualitative portant sur la participation sociale de personnes adultes présentant une déficience intellectuelle et des TGC vivant en ressource d’assistance continue (RAC).
Les résultats mettent en lumière les débats cliniques qui émergent au sein des équipes lorsqu’il est question d’accompagner ces personnes dans des activités de participation sociale, notamment autour des enjeux de risque, de sécurité, d’autodétermination et de qualité de vie. À partir des données recueillies, une modélisation des postures d’accompagnement adoptées par les intervenants et intervenantes est proposée. Ce modèle distingue quatre postures situées sur un continuum : la posture émancipatrice, la posture dictatrice, la posture conventionnelle et la posture désinvestie. Ces postures influencent la manière dont les intervenants et intervenantes soutiennent le développement de comportements adaptatifs autodéterminés et l’accès à des expériences de participation sociale.
En se basant sur des exemples issus du terrain, la présentation visera à susciter une réflexion clinique sur l’accompagnement et sur les conditions favorisant la participation sociale en RAC.
2. Coconstruction d’une intervention pour la gestion de l’anxiété chez les adolescents ayant un diagnostic d’autisme
Doctorant en psychologie
Université du Québec à Montréal
15 h 20 à 16 h
La prévalence de l’anxiété est particulièrement élevée chez les adolescentes et adolescents ayant un diagnostic d’autisme, plus de 40 % d’entre eux dépassant le seuil clinique pour les troubles anxieux (Lai et al., 2019). L’anxiété non traitée à l’adolescence augmenterait le risque suicidaire, les hospitalisations et les TGC (Doering et al., 2019). Toutefois, en raison des difficultés sociales, langagières et les comportements restreints liés au diagnostic d’autisme, les approches traditionnelles d’intervention sur l’anxiété s’avèrent souvent inadéquates (Adams et Young, 2021) et les interventions coproduites avec et pour les adolescents autistes manquent cruellement (Chen et al., 2024; Mazurek et al., 2023).
Cet atelier présentera les résultats d’une enquête visant à coproduire une intervention avec et pour les adolescents autistes effectuée sur le territoire du CISSS de la Montérégie-Ouest auprès de 45 adolescentes et adolescents autistes âgés de 12 à 18 ans, 59 parents et 44 cliniciennes et cliniciens. Les données recueillies ont permis d’identifier les besoins de soutien ainsi que les préférences quant aux stratégies, formats et types d’intervention à prioriser.
Psychoéducatrice et étudiante au doctorat en psychoéducation
Université de Montréal
Psychoéducatrice et conseillère en TGC
SQETGC
Dans les milieux spécialisés en TGC, la complexité clinique et la charge administrative laissent peu d’espace pour soutenir la réflexion et l’adaptation des interventions. Dans ce contexte, l’intelligence artificielle (IA), notamment par l’entremise d’outils comme Copilot, émerge comme une avenue prometteuse, tout en soulevant des questionnements quant à sa place en intervention.
Cet atelier proposera d’explorer comment l’IA peut devenir un soutien concret en TGC, sans remplacer le jugement clinique ni la posture professionnelle. À partir d’exemples pratiques, les participants et les participantes verront comment utiliser Copilot pour accélérer l’exécution de certaines tâches, mais aussi pour renforcer des activités liées au processus clinique en TGC, dans le respect des enjeux éthiques et de la confidentialité. Plus encore, la manière dont Copilot peut s’avérer utile devant un défi qui dépasse nos connaissances sera explorée. L’objectif est de permettre aux intervenants et intervenantes de prendre les commandes de l’IA de façon critique, sécuritaire et stratégique, au bénéfice de la qualité du service aux usagers et usagères.
* Les personnes participant à cet atelier seront invitées à réaliser des exercices pratiques à même l’application Copilot disponible sur leur ordinateur du travail. Il est recommandé d’avoir les accès nécessaires avant l’atelier.
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