Sharon Casey a une formation en enseignement et en éducation des adultes ainsi que plus de 20 ans d’expérience en intervention de crise auprès des populations vulnérables.
Depuis 2018, elle dispense la formation en approche orientée vers les solutions (AOS) auprès d’intervenants et d’intervenantes de divers échelons, que ce soit dans les CISSS et les CIUSSS, les établissements d’enseignement ou encore les organismes communautaires. Elle a travaillé comme formatrice et consultante en prévention du suicide au Centre de prévention du suicide de Montréal, qui s’appelait auparavant Suicide Action Montréal. Elle a aussi travaillé auprès des étudiants et étudiantes ayant des difficultés d’apprentissage (handicaps physiques, troubles de santé mentale, troubles d’apprentissage, TSA) et auprès de jeunes toxicomanes en centres de réadaptation.
Elle porte une attention particulière à l’adaptation des services pour atteindre les populations vulnérables dans un contexte d’inégalités sociales. Elle est une formatrice soucieuse de créer les meilleures conditions d’apprentissage et n’hésite pas à transmettre des idées sérieuses et sensibles avec une touche d’humour.
Le personnel intervenant auprès de personnes confrontées à des difficultés majeures ou auprès de populations vulnérables souhaitent reconnaître et travailler avec leurs forces et leurs qualités. Cependant, cela se révèle complexe lorsque ces personnes présentent des TGC. Cela se complique d’autant plus dans une société qui a tendance à catégoriser ces gens en fonction de leurs diagnostics ou de leurs difficultés.
L’approche orientée vers les solutions (AOS) offre des postulats, une posture et des stratégies qui nous aident à voir ces personnes autrement. L’AOS propose un regard nouveau sur les problèmes, qui met de l’avant l’espoir. Elle offre une alternative non intrusive, qui s’appuie sur les forces et les compétences des personnes et qui vise l’amélioration de leur condition de vie. L’AOS est basée sur des données probantes et son efficacité a été démontrée auprès de personnes appartenant à différentes cultures, vivant des problématiques diverses, et ce, dans une variété d’organisations.
Cette conférence vise à présenter l’AOS aux intervenants et intervenantes qui travaillent auprès de personnes présentant des déficiences intellectuelles et physiques ou de personnes autistes. Sans prétendre offrir une formation complète sur l’approche, elle a pour but d’aider à comprendre les principes de base de l’AOS et à acquérir quelques stratégies qui peuvent être utilisées dans leur travail quotidien. La formatrice présentera également des principes tirés de la psychologie positive, ce qui donnera aux participantes et participants l’occasion d’explorer l’intégration des forces signatures des usagers ou usagères dans leurs plans de traitement.
Infirmier
CISSS de l’Outaouais
Infirmière clinicienne, assistante au supérieur immédiat en RAC
CISSS de l’Outaouais
Infirmière clinicienne en RAC
CISSS de l’Outaouais
Dans cette présentation, une procédure de désensibilisation simple et progressive, permettant de réaliser la ponction veineuse chez la clientèle DI-TSA dans un cadre bienveillant, sécuritaire et respectueux de ses droits, sera proposée.
Ce travail est uniquement le fruit d’une expérience de terrain, construite par essais et erreurs. Il s’agissait de tentatives de réalisation de prises de sang en dehors de toute contention, qu’elle soit physique ou chimique. Progressivement, des ajustements ont été apportés, en collaboration avec les éducateurs et éducatrices, permettant de façonner la méthode jusqu’à la version actuelle.
Psychoéducatrice et experte-conseil
SQETGC
Neuropsychologue et conseillère en TGC
SQETGC
Psychologue à l’équipe SCPD
CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal
Les intervenantes et intervenants sont très souvent confrontés à des comportements d’agressivité verbale et psychologique (AVP) dans leur travail auprès des personnes ayant une déficience intellectuelle ou physique ou des personnes autistes.
Cet atelier proposera d’analyser le contexte de soins dans lequel ils évoluent et les dynamiques de pouvoir qui le traversent afin de distinguer la violence interpersonnelle des situations de troubles du comportement avec manifestations d’AVP. Les effets de ces comportements sur les personnes soignantes seront examinés à partir de cette distinction, en tenant compte des facteurs de risque individuels et organisationnels.
L’atelier abordera également l’intervention selon trois axes complémentaires : l’intervention auprès de la personne soignée centrée sur ses besoins fondamentaux, la gestion des situations à la lumière du cadre légal applicable et le développement des compétences des gestionnaires et des personnes soignantes en matière de prévention et de prise en charge clinique, administrative et humaine des situations d’AVP.
Professeure adjointe à l’École de psychoéducation
Université de Montréal
Professeure au Département d’organisation et ressources humaines
École des sciences de la gestion de l’UQAM
Professeure adjointe au Département des fondements et pratiques en éducation
Université Laval
Cette présentation portera sur deux études menées à la Maison Véro & Louis. La première examine, à partir d’une étude de cas, l’implantation d’un modèle de soutien aux comportements positifs (SCP) en milieu résidentiel, coconstruit avec les équipes. La seconde évalue une formation interactive en ligne destinée aux intervenants et intervenantes afin de soutenir cette implantation.
Dans un contexte marqué par la complexité des besoins, le fonctionnement 24 h/24, 7 j/7 et le roulement de personnel, les résultats montrent que l’implantation est favorisée par l’engagement des actrices et acteurs clés, les caractéristiques du milieu et l’adhésion aux valeurs, mais freinée par la lourdeur du modèle, les enjeux de communication et la difficulté de mobiliser l’ensemble du personnel. La formation en ligne améliore les connaissances et le sentiment de compétence perçu, et présente une bonne acceptabilité sociale. Bien que les résidents et résidentes de la Maison Véro & Louis ne présentent pas de TC/TGC, ces constats peuvent nourrir les réflexions dans des milieux résidentiels en TGC au Québec.
Psychoéducatrice et conseillère en TGC
SQETGC
Experte-conseil
SQETGC
Cet atelier invitera les gestionnaires à réfléchir à la manière par laquelle il est possible de créer un environnement de travail propice à l’appropriation et à l’utilisation de l’approche orientée vers les solutions (AOS).
À partir des principes présentés en conférence, un échange sera réalisé autour des éléments essentiels permettant aux intervenants et intervenantes d’adopter et de maintenir une posture axée sur les forces des usagers et usagères. À travers des échanges, les gestionnaires identifieront des leviers de mobilisation, des stratégies pour stimuler l’engagement, encourager l’expérimentation et renforcer la compétence collective de leurs équipes.
* Pour participer à cet atelier, il faudra avoir assisté à la conférence du matin intitulée Introduction à l’approche orientée vers les solutions : travailler avec les forces et les qualités des usagers et des usagères puisque les éléments de contenu ne seront pas revus.
** Il est attendu des personnes participant à cet atelier qu’elles gardent leur caméra ouverte en tout temps et participent activement aux échanges.
*** Seules les personnes s’étant identifiées comme gestionnaires dans un établissement du réseau de la santé et des services sociaux au moment de l’inscription au colloque recevront par courriel le lien pour se joindre à l’atelier, tenu sur une plate-forme différente.
Personne autiste, co-chercheur et auteur
Mathieu est un autiste de niveau 2 avec plusieurs autres enjeux de santé mentale dont l'automutilation. Il est considéré inapte à l'emploi. Malgré tout, il souhaite être un citoyen actif et impliqué. Ainsi, depuis plus de 10 ans, il agît comme co-chercheur principalement sur les enjeux de soin des personnes autistes. Il est aussi l'auteur d'un modèle théorique sur le camouflage social. Son implication se retrouve aussi dans la formation et l'enseignement, notamment, comme membre du comité scientifique du ECHO en santé mentale en neurodéveloppement du CHU Ste-Justine, du Laboratoire vivant de l'école À pas de Géant et du comité éthique de la banque de données autisme de l'hôpital Rivière-des-Prairies. Il s'implique aussi au niveau politique comme administrateur du Réseau national en autisme et membre du comité de gestion du RNETSA.
Mathieu Giroux a été diagnostiqué autiste à l’âge de 31 ans. Il souffrait alors d’anxiété, de dépression et d’un trouble de stress post-traumatique sans en comprendre les raisons profondes. Dans son livre Moi autiste? Comprendre le TSA de l'intérieur, publié en 2026, il raconte les événements de sa vie qui nous éclairent sur les impacts de ses enjeux de santé mentale, notamment l'automutilation. Il traite également de plusieurs aspects médicaux et sociaux concernant le trouble du spectre de l’autisme (les rouages du diagnostic, le camouflage social, un taux de suicide plus élevé que dans la population générale, les obstacles à l’obtention d’un emploi, etc.).
Son but est double : nous inviter individuellement et collectivement à évoluer en modifiant notre perception de l’autisme, et encourager les changements de politiques sociales à l’égard des personnes autistes. Il livrera donc une réflexion à ne pas manquer afin de conclure en beauté le 24e colloque annuel en TGC.
Quelques mots seront prononcés pour clore cette édition du colloque et inviter les participants et participantes à la prochaine édition, lors de laquelle sera célébrée le 25e anniversaire de l'événement.
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